70eme anniversaire du débarquement - 6 au 8 juin 2014

D-DAY

Depuis le 65ème anniversaire du D-Day 5 années ce sont écoulés, pendant lesquelles nos amis du « Ducs de Normandie chapter » ont œuvré afin de nous ciseler des festivités hors de commun.
Ce qui ne fut pas chose facile, nos chefs d’état ayant choisi la même date et les mêmes lieux. On verra bien qui fera le plus de bruit.

Pour commencer ils se sont occupés de la météo. Ils ont réussit par on ne sait quels moyens à chasser les nuages sur les régions d’alentour et à teindre le ciel en bleu-azur durant ces 3 jours. Pas étonnant que nous aillons eu 450 km d’averses en venant, et pour le retour un orage du tonnerre puis un peu plus tard un orage de grêle de type « fin du monde », déjà vu de sous un abri mais jamais en moto sur une autoroute (d’accord ! une moto n’a rien à faire sur une autoroute).

Notre camp de base se situe à Hauteville-sur mer. Le village vacances Azureva est tout à nous.

Samedi matin c’est 180 motos qui démarrent pour se rendre à Sainte-Mère l’Eglise. Les drapeaux sont roulés sur les mats afin de ne pas gêner la sécurité. Nos safety sont parfaits, et nous au milieu du convoi on se la roule douce et on admire le paysage. Dans chacun des bourgs traversés, la foule qui bien sur nous a entendu venir de loin, est massée aux bords des routes.

Petit arrêt à l’entrée de Saint-Mère l’Eglise pour déployer les drapeaux et, comme tout est réglé au millimètre, il s’agit de faire notre entrée à la minute précise. 
D’abord à trois de front pour descendre la rue qui mène au centre, très rapidement la foule devient de plus en plus dense et nous n’avançons plus qu’’à deux.
Appareils photos, portables et tablettes  sont tendus en bout de bras, les drapeaux des pays alliés s’agitent.
Hé ! Ce n’est pas nous les libérateurs ! Au vu des sourires  et de la joie que l’on procure ici, il est certain qu’avec nos machines il flotte ici un enviable air de liberté. On avance maintenant en file indienne pour rejoindre la place du village.

 

C’est un moment magique et impressionnant. Accroché au clocher, le parachute blanc frémit sous l’effet d’une légère brise.
Entre l’église et le musée Airborne, à condition de trouver des places, il est possible de pique-niquer devant une scène où le groupe rockabilly « Ducky Jim Trio » fait swinger sur les airs des années 50.
C’est un moment précieux où les vétérans confient leurs souvenirs et jouent le jeu des photographes et des jeunes interviewers.  
On est en même temps en 1944 et en 2014. Avec ce groupe composé d’un agent des FFI, d’une infirmière, d’un écossais avec sa fiancée et quelque autres personnages d'époque ne pourrait-on pas se croire dans un roman d’Agatha Christie ?
Seules nos Harley ne sont pas anachroniques. Eternelles comme notre softail heritage classic qui, s’il se regardait dans un miroir, pourrait s’y voir en Hydra Glide de 1949, avec juste quelques rides du temps.
Une fanfare hollandaise se met en place, il est l’heure de reprendre la route. A force de répondre aux saluts des foules enthousiastes dans chacun des bourgs que nous traversons, certains d’entre nous (n’est ce pas Alex !) en finissent machinalement par saluer les troupeaux de vaches normandes qui nous regardent inquiètes mais amusées. Je sais maintenant pourquoi la vache rit rit.
Après le repas du soir, le bar et la salle de fête avec sa musique restent ouverts jusqu’au dernier survivant

 




Dimanche matin la même troupe repart, mais cette fois-ci direction Omaha Beach. Après une parade, en arrivant sur la plage, une gerbe préparée par les Duc de Normandie est déposé au pied de la stèle marquant l’emplacement du 1er cimetière américain. Ensuite, direction Vierville sur mer, où nous casserons la croute dans un des nombreux camps militaire, entre les véhicules anciens entretenus méticuleuses par une armée de passionnés.

La soirée sera chaude et il nous faut déjà retourner vers Hauteville par les petites routes bien agréables du bocage normand. Heureusement qu’à la prise de la photo de famille, certains sont encore sous la douche, car aligner 17 chapters (avec des bikers venant de France, Belgique, Angleterre, et Québec) sur une même photo n’est pas chose aisée. Déjà l’apéritif nous appelle puis c’est soirée de gala. L’entrée est à peine entamée que l’énergique « mister 0 » avec ses cuivres a fait grimper tout le monde sur les tables.

Le lit ne nous verra pas longtemps, car ce lundi matin nous devons déjà nous séparer après ces trois jours, fabuleux, émouvants, exceptionnels, que nous ont offerts le « Ducs de Normandie chapter ». Nous nous en souviendrons toujours.

 

 

 

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  reportage juin 2014 : JP. - photos : Marie-Louise
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