1er ShowTime Festival de Gérardmer - 23,24,25 mai 2014

1er. rendez-vous

Gérardmer, station de ski dans les Vosgienne, pour qui l’ignorerait, accueille deux grandes manifestations en la fête des jonquilles bisannuelle et le festival du film fantastique (à Avoriaz jusqu’en 1994). Et voila en ce vendredi 23 mai le lancement du troisième évènement, et celui-là nous parle par-dessus tout.  

Pour nous, c’est à côté. La pluie qui n’avait cessé depuis une semaine a fait place au soleil au premier son du V-Twin. Vallée de Munster, col de la Schlucht, balade bien agréable, on y sera pour l’ouverture.

Le site sur trouve sur les hauteurs, à 2,5 km du centre ville au lieu-dit la Mauselaine qui est l’entrée du domaine skiable. Pour s’y rendre depuis le centre-ville il suffit de suivre le fléchage et les banderoles Harley-Davidson réparties le long de la montée.

Le parking est annoncée par une moto géante faite de bric et broc par un club de Déraillés locaux. C’est sans doute la sœur de l’autre moto géante qui trônait l’an passé à Avoriaz lors des Morzine Harley-Days.
Nous sommes parmi les premiers arrivants. Pour nous éviter le casse-tête de savoir où se garer sur le vaste parking encore désert, des placeurs bénévoles nous indiquent l’emplacement le plus approprié, c'est-à-dire à côté de la moto précédente.  
D’ici quelques heures une multitude de belles mécaniques toutes différentes les unes des autres, comme sorties de terre, fleuriront  ce même lieu.

A cette heure là il n’y a pas de file d’attente. Les billets étaient d’ailleurs en prévente sur internet depuis quelques semaines déjà. L’accueil est hyper-chaleureux, c’est bien parti. A l’entrée principale, Henri le secrétaire des Showtime Riders  HDC s’assure que tout roule comme prévu.
Le premier regard s’ouvre le chapiteau blanc qui abrite la grande scène et de chaque côté 2 rangs d’échoppes, les rangs centraux reconnaissables comme étant des chalets de noël sans boules ni guirlandes.

Midi n’est pas loin, côté gastronomique, il y choix entre tarte aux oignons ou Vosgiflette. C’est comme la tartiflette mais avec du riesling et du Munster, idéal pour bien caler l’estomac et si, plutôt qu’au soleil, vous le déguster sous chapiteau à côté de la poêle géante et fumante vous pouvez profiter du doux fumet jusqu’à la prochaine lessive de votre tee shirt aux couleurs du dernier rallye. C’est parti pour une programmation musicale très riche.

Sur la battle-scène « Fred Schneider » ouvre les hostilités. Le public est invité à voter pour un des 6 groupes, le vainqueur aura le bonheur lors de la prochaine édition de jouer sur la grande scène. Je constaterai dimanche soir que l’urne du bureau des élections européenne est bien moins pleine que celle groupe « 50’Cats » ou de « Call me cherry». On voit bien où il a le plus d’enthousiasme.

Déjà la première des 3 balades organisées par les chapters locaux se met en place à l’entrée du parking. Certains préfèreront les balades libres, entre les différents lacs de montagne, la routes des crêtes et même (ou surtout) le vignoble alsacien à une petite demi-heure, il y a de quoi faire.



"Sofaï and the Sweet Talkers" est le premier groupe à monter sur la scène-chapiteau. La musique est sobre et chaleureuse. Le public est sous le charme. C’est un univers complètement différent qui va s’ouvrir avec « Satan Jokers » un groupe métal-rock des années 80 mais complètement reformé depuis 2009, et une musique qui a bien évoluée. Les quelques jours qui précédèrent le festival certains média, bien que prédisant un événement exceptionnel, ce faisaient quand même l’écho des météorologues de mauvaises augures, qui annonçaient encore la veille que le week-end manquera de soleil.

Tout faux ! Dés l’ouverture du site il n’y a que dans la bière qu’on pouvait trouver la fraicheur. Quoiqu’à 22 h 30, précisément à la première frappe de « Satan Jokers» une pluie torrentielle sous orage s’est abattue sur le chapiteau. Grâce à ce groupe, après 2 heures,  le ciel fut purifié définitivement pour le deux jours suivants.

Ce samedi matin nous faisons d’abord le tour du lac, soit une boucle de presque 6 km. Hôtels et campings se succèdent, les pêcheurs patientent, des voiliers glissent sur l’eau, les pédalos sommeillent encore. Avec tout autour la forêt vosgienne, côté paysage c’est un mix entre Morzine et le Faak.

En ville, les bikers lézardent déjà aux terrasses des cafés. Marc Rossignon et AEM Gérardmer ont bien préparé le terrain depuis des mois afin de rassurer les géromois sur cette horde sauvage qui allait envahir les rues de la « perle des Vosges ». Des commerçants ont une mis banderole au balcon, un seul à mal calculé et regrettera à coup sur d’avoir fermé le rideau de sa brasserie, alors qu’elle se trouve à l’entrée même du site. Sur la montée vers le site, le fléchage est toujours là par contre les banderoles Harley Davidson sont un peu plus rares que la veille. Certains biker-homes arboreront bientôt de magnifiques décos.

Dès cette 1ere édition, Harley Davidson s’implique avec les concessions de Strasbourg, Mulhouse et Metz  présentant toute la gamme 2014. Un peu plus loin, Stéphane Sahakian  manager Hog France est en repérage, confiant.



« Je veux une . . . BD ! La Harley je l’ai déjà !». Frank Margerin offre une dédicace. Dans ce second volume chacun pourra encore une fois reconnaitre tous de ses copains.

Le Bike show parrainé par Freeway magazine est d’un niveau remarquable. Autant  l’esthétisme des machines est éblouissant autant le verbiage de leurs concepteurs, perfectionnistes dans leur passion,  est discret devant un micro, et c’est tant mieux, ici pas de blabla futile, on n’est pas à la remise des Césars. Le prix du Best of Show est pour « Queen of California» d’Arnaud Mary déjà récompensé à Grimaud.
Après avoir vu les stunt rider de « West coast 2 porc » qui peut pourra encore penser qu’une Harley est un engin lourd et peu maniable ? C’est un jeu d’enfant de faire des cercles sur une roue, debout sur la selle ou sans les mains. Ils nous font d’admirer les dessous de la belle sans avoir besoin d’un pont, d’un miroir ou de s’allonger sur le macadam. Cela a l’air si simple ! Qui voudra bien me prêter son Electra pour essayer ?
Comme d’habitude sur scène «The Road to Freedom » à littéralement mis le feu. Les spectateurs du devant, dont je faisais parti, sont maintenant parés pour l’été. Pas tout à fait cramoisi mais bien rougelet quand même, non pas à cause du Jack mais grâce aux flammes de 3 mètres de haut juste devant notre nez. Aucune crainte, les pompiers du « Wind & Fire MC », qui pendant la journée organisaient des baptêmes en moto au profit des pupilles orphelins, ouvrent l’œil.

Pour laisser le temps  à « Johnny Gallagher» de s’installer, à l’extérieur  dans l’obscurité, Anossens  fascine le public dense avec un spectacle de danse et de feu. C’est magique et envoutant.

Arrivé sur scène,  c’est avec un pastis que Johnny Gallagher s’échauffe les cordes vocales ce qui lui permet du même coup de s’attirer les bonnes grâces du public français. Mais les pastis suivant n’ont plus la même couleur : « Irish pastis » précise t’il, « and much better ! ». Le chapiteau est trop petit, heureusement un écran géant à été prévu sur le site. L’heure de la fin du concert est largement dépassée quand il interprète « piece of mind », puis un jeu de guitare avec les dents. La fermeture du site étant prévue à 1h pétante, Anossens devra revenir le lendemain pour un dernier spectacle.

 

Pas de balade ce dimanche matin, mais une parade autours du lac et une traversée de la ville. Le public est là en masse, curieux, intrigué et enthousiaste. La dernière parade en moto c’était il y 80 ans quand « l’Amicale Motocycliste Géromoise » a créée de la Fête des Jonquilles.
Pendant l’absence des bikers qui paradaient à Gérardmer, le grand chapiteau a été envahi par une population de cowboys et de country-girls. Stetsons et  Santiags ont envahi la piste. C’est normal, l’artiste qui va clôturer les concerts est l’américaine Liane Edwards la papesse de la country-rock.
En attendant nous nous dirigeons vers  l’hôtel « Beau Rivage » ou les 3 chapter locaux ont décidés de clôturer en beauté ces 3 jours de fête.

Pour avoir vécu plusieurs premières éditions  de ce type d’évènement, celui-ci est un cran au-dessus en ce qui concerne le professionnalisme des organisateurs. La qualité de l’accueil est époustouflant, pas de gros bras, une poignée d’organisateurs omniprésents et une centaine de bénévoles plus que serviables.

Même les plus blasés, que je ne nommerai pas, n’ont eu à redire.
Il ne fait aucun doute que dans 2 ans, pour la prochaine édition, le site de la Mauselaine sera trop étroit (quelques allemands, anglais et belges surtout, sont venus en reconnaissance et reviendront avec leurs copains) et que la manifestation débordera sur la ville, comme à Morzine ou à Rüdesheim am Rhein pour le Magic Bike Rally, et peut-être même sur les campings autours du lac . . . Bien que la capacité d’hébergement soit grande en ce lieu touristique, par prudence il vaudrait mieux réserver dés que la date pour 2016 sera connue.

RENDEZ-VOUS EN

2016

 

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photo par drone - ShowTime Riders

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  reportage mai 2014 : JP. - photos : Marie-Louise
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