Fête du bison et Week-end country à Boncourt (CH) - 25 sept 2011

Bison bison

Les descendants des quelques bisons qui ont réussit à survivre à Buffalo Bill sont en train de se reproduire à Boncourt depuis 2004. C'est également depuis là que le propriétaire de ces lieux organise annuellement cette fête du bison.

Ceux qui ont décidé ce dimanche matin de faire une petite visite au Far-West suisse se sont donc retrouvés à 10h, pour partir à travers le Sundgau en direction de Delle. Une fois de plus, depuis que nous parcourons cette région, on arrive encore à trouver de nouvelles routes et lieu-dit. A Delle on passe en Suisse, et déjà on est à Boncourt. Le site ne se trouve qu’à 3 ou 4 km. de la frontière.  

Pour trouver la plaine à bisons c’est facile. Les collines du jura suisse ondulent comme une mer calme et seul, se découpant sur l’horizon, un mat sans fin se dresse comme un cheveu unique sur la tête d’un chauve. Il faut se rapprocher pour voir qu’il s’agit d’un immense tronc d’arbre dépouillée. Et de plus près maintenant on distincte une tête d’indien sculptée. Il s’agit d’un totem. C’est en fait la plus grande sculpture en bois d’une seule pièce au monde. Elle mesure plus de 22 mètres et a été taillée à la tronçonneuse par Michel Schmid.

On longe des pâturages où paissent quelques troupeaux de bisons placides.

 

On lâche nos Harley sur le pâturage qui leur est réservé. On ne les aligne pas au cordeau comme d’habitude, mais un peu en vrac, de façon qu’elles aient l’air de brouter l’herbe fraiche.

Ici, il y a des indiens de partout, ceux d’Amérique du nord avec des plumes sur la tête, et ceux du sud avec les plumes aux fesses. Les premiers font du cheval, les autres de la musique.

 

Les bisons restent prudemment dans leur enclos, car ils savent bien ce que fête veut dire. En effet s’il leur prenait l’envie de franchir la clôture ils se retrouveraient rapidement dans une assiette en plastique sous forme de steak.  Le jour de la « fête du cheval » on le monte, par contre, le bison quand on le fête, on l’aime mais on le mange quand même.

Les autres bêtes n'ont pas tant de soucis. Les poneys s'amusent des bambins, les mulets se mettent à vingt pour tirer une carriolles et les cheveux fiers promènent des cavaliers encore plus fiers

 

Sous l'immense chapiteau l'orchestre country joue pour les danseurs en lignes, tandis que tout au fond de la prairie dans le grand village indien, à l'intérieur des tipis de toutes sortes, les cow-boys s'entendent très bien avec les indiennes.

Après avoir passé une magnifique journée dans ce proche Far-West, la soirée ne sera pas triste non plus. Après un apéritif au bord d'une piscine, dans un restaurant quelque part au fond des bois, notre cent-visage, comme certains le prénomme, offrira un spectacle de chippendales à des clients médusés.
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reportage sep 2011 : J.Paul - photos : Marie-Louise, Serguey