Les 4 fantastiques à Daytona - mars 2011

Tout d’abord, il convient d'expliquer le titre de ce reportage. Pourquoi « les 4 Fantastiques » ? Je répondrai : « et pourquoi pas les 4 Fantastiques ? » Ils étaient 4 , et quand on voit de qui il s'agit (Guido  B., Pascal C. , Jack D., et Jean-Pierre G.) , tous plus intelligents , beaux et modestes les uns que les autres , le titre s'impose de lui même ,  Certains puristes m'objecteront que , dans les 4 Fantastiques , il y a une femme , mais dans ce groupe , il n'y en avait pas , et c'est comme ça !

 

Jour 1, mardi 8 mars 2011. C'est le début, il y a l'excitation du départ, mais la seule chose notable, c'est l'accent allemand du GPS. Le but est d'arriver à Roissy.

Jour 2. Toujours aussi peu drôle, le but est d'arriver à Orlando, via Atlanta. On passe pas très loin du triangle des Bermudes, rien ne se passe, on change d'avion et une tempête nous oblige à nous détourner. Pas de quoi noircir des pages, j'en conviens.

Mais quand même, Air France sert du Pepsi dans l'avion qui mène à Atlanta (LA ville de Coca Cola), je trouve que c'est de la provoc.
Et surtout, Guido m'apprend que les frites Mc Do sont reconstituées. De quoi gâcher la suite de mon voyage.

On prend la voiture de location (une Lincoln, il n'y avait pas de 4L dispo) et dodo, je suis crevé, je n'arrive pas à faire la sieste en avion.

Jour 3. Enfin la Bike Week, on se précipite à Main Street. Déception, c'est T-shirt street, et c'est la T-shirt week. On comprend un peu tard qu'à 10 h du matin, un biker ça dort.
Mais on peut s’interroger. Est-ce parce que les U.S.A. Sont un pays neuf qu'il n'y a pas suffisamment d'hommes célèbres et qu'ils sont obligés de numéroter les rues faute de trouver des noms connus ?

Contrariété : on nous demande d'enlever nos couleurs du HOG pour pénétrer dans un bistrot. Bizarre dans une manif organisée par Harley.

 

 

Le soir, c'est beaucoup mieux, il y a ce pour quoi on était venu : des bécanes, des bécanes et du monde et encore des bécanes et du monde. Ce qui est un peu désolant, ce sont les serveuses, ravalées au rang d'objet avec leurs tenues se voulant sexy mais en réalité d'une affligeante vulgarité.
Les Américains sont fidèles à leur caricature : énormes, pas distingués, mais sympas, et leurs femmes en bermuda déclenchent une irrésistible envie de jambon quand on les croise. Au milieu, quelques mecs bodybuildés, et pour bien montrer leurs tablettes de chocolat, ils se promènent torse nu alors qu'il ne fait pas plus de 15 ° centigrades (combien en Fahrenheit ?).

JJour 4. Après Main Street hier, l'International Speedway. Du monde , des stands de vêtements , d'accessoires , de constructeurs  (Yam , Kawa , Suzuk , Honda , Vulcan , Victory , Boss Hoss , Can Am ) des préparations délirantes , des trikes (Gold Wing , Boss Hoss , BMW ,entre autres ) des choppers , et des servicars HD . Parmi les curiosités, un servicar V Rod, une V Rod attelée et 2 machines de marque inconnue : entièrement carrossées avec des stabilisateurs latéraux escamotables pour quand la bécane est arrêtée à un feu.
Et j'oublie les stands de peinture.
La mode est, là-bas, aux bécanes au bras oscillant rallongé de 40 à 50 cm, je n'avais jamais vu ça en Europe, ça évite le wheeling, parait-il.

Contrariété : on arrive sur le stand du hog, avec nos couleurs, et on se fait accueillir comme des chiens dans un jeu de quilles. Faudra que j'en parle à Sahakian.

Jour 5. Autre site, plus petit, à côté du concessionnaire qui, s'il n'est pas le plus grand du monde, est bien le plus grand de sa rue. C'est comme le Speedway, mais en plus petit. On y rencontre un Français devenu binational qui rêve de revenir en France. Mais qu'est-ce qu'il attend ?

Au retour, un autre site, en pleine nature. Il y a beaucoup de sites, dispersés dans une agglomération à l'échelle américaine. On veut boire à l'Iron Horse, mais ils ne veulent pas de nos couleurs.

Question : si c'est pour éviter les bagarres qu'ils ne veulent pas de couleurs, pourquoi trouve-t-on des stands vendant des guns ou des couteaux juste en face ? Paradoxal.
Autre paradoxe : les serveuses sont déguisées en putes, et dans le ciel un avion écrit que « Jesus saves U » et à côté un biker porte les couleurs du « Jesus MC ». Je ne comprends pas tout de l’Amérique.

Album photos DAYTONA ---> ICI

 

 

Jour 6. Départ pour Orlando, crochet par la concession (la plus grande du quartier) qui organise la « Orlando Bike Week »et départ pour un nouveau marathon aérien.

Satisfaction : l'escale à New York. En Floride, je ne comprenais quand ils parlaient, j'avais l'impression d'entendre des canards. Mais à New York, j'ai enfin compris ce que les gens me disaient, il était temps.

 

reportage : Hanspeterg - photos : Wolf-Guido, Pascal Charbogne - mars 2011