Thunder in the Glens - août 2010

Tout d’abord un peu d’histoire.
En 2009, le Lorraine Chapter France organisait son 4ème voyage en Angleterre, pour assister au SOFER (South OF England Rally), superbe manif à laquelle je vous recommande d’aller.
Et c’est là qu’un Rosbif surnommé Grizzly nous a parlé d’un autre rassemblement, ayant lieu en Ecosse, je veux parler de " THUNDER IN THE GLENS ". La décision fut prise d’aller voir ce que ça valait.

 

Nous partîmes à quinze, et, pas de prompt renfort,
Nous ne fûmes que quinze en arrivant au port.

Vous pouvez compter, ce sont bien des alexandrins .
Je paraphrase un célèbre auteur classique, mais j’ai eu du bol, j’ai failli ne pas pouvoir le faire car on a vraiment failli perdre un participant.
Premier plein en Belgique, et Jean-Luc, décomposé, m’annonce qu’il est en panne. C’est électrique, et l’immense et talentueux Jack lui arrange ça.
Conséquence n° 1 : on a failli louper le bateau.
Conséquence n° 2 : pendant tout le voyage, Jack et Jean-Luc vont échanger leurs batteries tous les 200 km. Une bonne dizaine de fois en tout.

20 heures de traversée entre Zeebrugge et Rosyth, en face d’Edinburgh. Mer d’huile, la sousoupe était bonne, la bière aussi, et à l’arrivée, nos motards regrettent d’être trop vieux pour pouvoir s’engager dans la marine, tant ils aiment être bercés par les vagues.


La soirée à Edinburgh a été mémorable. A près la découverte de la ville, que je qualifierais volontiers de magnifique, mais c’est un cliché, alors je ne le ferai pas, le dîner était prévu dans un resto au nom romantique : le whiski bar (le « i » à la fin est volontaire, le resto s’appelle vraiment comme ça). Au menu : des choses habituelles, et aussi du HAGGIS (la bien connue panse de brebis farcie). C’était la première expérience de l’Ecosse profonde.

Et pour finir, le ROYAL MILITARY TATTOO. Rien à voir avec les pin-ups qu’on voit sur des bras de biker, mais c’est un festival de musique militaire, surtout jouée par des pipes and drums (cornemuses et tambours). On a même vu de la cornemuse jouée par un régiment de Bédouins jordaniens. Ce fut parfois grandiose, souvent émouvant. Je ne sais ce que ça vous fait, mais moi, Scotland the Brave ou Amazing Grace, ça me fait dresser les poils des bras.
Il y avait aussi un groupe de motards de 8 ou 10 ans, qui nous ont fait une démonstration d’adresse à l’issue de laquelle nous avons mesuré les progrès qui restent à accomplir.

Le lendemain, départ vers Aviemore. C’est là qu’a lieu le rassemblement , c’est la plus grosse station touristique d’Ecosse , près du Ben Nevis ( plus haut sommet de Grande Bretagne ) , et nous sommes logés dans un complexe comprenant 4 hôtels et plusieurs restaurants , le tout appartenant à Mr Mc Donald ( un local , pas l’empoisonneur américain ) .
Mauvaise surprise : pas moyen d’utiliser nos cartes bancaires. On pourra les utiliser partout, dans la gargote ou la station service la plus reculée, mais pas là.

A part ça, il commence à pleuvoir. Je n’avais pas parlé du temps, mais il faisait beau, et, s’il ne pleuvait pas de temps à autre en Ecosse, c’est que nous ne serions pas en Ecosse.

 

Je ne m’étendrai pas sur le site, tous les sites se ressemblent, il y a des bécanes, des vendeurs de colifichets, des buvettes. Un bon point : la musique. Les groupes jouaient dans les hôtels, les spectateurs étaient donc à l’abri, et il y en avait pour tous les goûts.
Mais les balades, ça ça valait la peine.
Une visite à la distillerie « the glenlivet », avec dégustation, pour commencer.
Le tour du Loch Ness pour continuer, avec les ruines d’Urquhart Castle.
Un grand tour vers Inverness, puis cap à l’ouest vers l’ile de Skye, et retour.
Mine de rien, ça fait 750 km en 2 journées.
Là encore, je ne voudrais pas tomber dans les clichés, mais p… que c’est beau, la lande, les Highlands, les couleurs de la bruyère, les lacs, les rivières, les ruines.

 

Album de 92 photos ---> ICI

 

 

 

Et pour le retour, une dernière nuit à Saint-Andrews, la Mecque du golf. Annick en pleure encore de joie, elle qui a eu un handicap 20 (les initiés apprécieront).
Une nouvelle traversée sans histoire, une dernière permutation de batteries, et encore du beau temps.
Et il ne reste qu’à retourner au boulot, pour ceux qui ont la joie de cotiser pour les retraités.

  reportage : Hanspeterg - photos : Jean-Luc Gilfrich